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Fiscalité & Comptabilité
Nouveautés fiscales et comptables au Maroc en 2026 : ce que doivent savoir les entreprises
18 Février 2026
8 min de lecture
FiscalitéComptabilitéMaroc2026

Analyse des principales nouveautés fiscales et comptables du PLF et CGI 2026 pour les entreprises marocaines.
L’année 2026 marque une étape importante dans l’évolution du cadre fiscal et comptable des entreprises au Maroc. Alors que la réforme fiscale se déroule progressivement, plusieurs mesures du Projet de Loi de Finances 2026 et du Code général des impôts (CGI) 2026 introduisent des changements significatifs pour les entreprises, les professionnels indépendants et les comptables. Dans cet article, nous analysons les principales nouveautés fiscales et comptables que toute entreprise doit connaître pour rester en conformité, optimiser sa gestion et anticiper ses obligations légales.
Stabilisation et renforcement du système fiscal marocain
Pour 2026, le Maroc met l’accent sur la stabilité fiscale, tout en poursuivant les réformes engagées ces dernières années pour améliorer l’équité, élargir l’assiette d’imposition et renforcer la transparence. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des réformes fiscales initiées depuis 2021. Plutôt que des « ruptures », le Code général des impôts 2026 consolide les mécanismes en vigueur, avec un objectif clair : sécuriser la collecte fiscale, élargir les assiettes et moderniser les obligations des contribuables.
Extension de la retenue à la source en matière d’IS, d’IR et de TVA
Une des nouveautés les plus importantes est l’élargissement du mécanisme de retenue à la source. Historiquement limité à certaines catégories ou opérations, ce dispositif devient un outil central pour le recouvrement fiscal. L’administration étend la retenue à la source aux paiements effectués par les entreprises du secteur privé pour certaines prestations de services. Cela s’applique notamment aux grandes entreprises et établissements financiers, qui devront désormais appliquer une retenue de TVA partielle ou totale à compter de mi‑2026, selon leur chiffre d’affaires. Un taux réduit ou intégral peut être exigé en l’absence de certificat de conformité fiscale de la part du prestataire.
Mesures contre la fraude fiscale et modernisation des procédures
Le PLF 2026 met aussi l’accent sur la lutte contre la fraude fiscale grâce à des mécanismes plus stricts de collecte et de déclaration. L’objectif est d’améliorer la transparence et la conformité des transactions des entreprises. Ces mesures incluent une meilleure traçabilité des flux financiers et des obligations pour les entreprises dans leur déclaration des revenus et opérations. La mise en place de ces dispositifs correspond à une politique globale de digitalisation du système fiscal.

Réformes sectorielles ciblées
Certaines réformes fiscales touchent des secteurs spécifiques. Par exemple, des changements concernant les droits d’enregistrement et les modalités fiscales liées aux opérations immobilières non cotées ont été introduits, avec de nouvelles conditions d’accès aux exonérations et des obligations administratives renforcées.
Impact sur la comptabilité des entreprises
Même si les taux d’imposition ne subissent pas de bouleversements majeurs, les entreprises doivent adapter leurs systèmes comptables à ces nouvelles règles fiscales : mise à jour des procédures de retenue à la source dans les logiciels comptables, suivi renforcé des obligations de conformité des fournisseurs et prestataires, anticipation des nouvelles modalités déclaratives.
Digitalisation et obligations déclaratives
Parallèlement aux réformes fiscales, la digitalisation des procédures comptables et déclaratives devient un enjeu central. Les entreprises sont encouragées à moderniser leurs systèmes, notamment pour faciliter les échanges avec l’administration fiscale et assurer une transparence totale des opérations.
Conclusion
Pour les entreprises marocaines en 2026 : la retenue à la source s’élargit et devient incontournable pour certaines opérations, la conformité fiscale n’a jamais été aussi importante, la comptabilité doit être alignée sur les nouvelles obligations, la digitalisation des processus est une priorité pour maîtriser les risques et optimiser la gestion. Ces évolutions fiscales et comptables reflètent une volonté de modernisation du système marocain, tout en garantissant une collecte efficace et juste des recettes fiscales.